Bilan de la saison 2019 des Broncos - Hail Mary
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Denver Broncos NFL

Bilan de la saison 2019 des Broncos

Cet article vise à établir un bilan de la saison 2019 des Broncos de Denver. Tout d’abord, les membres de l’attaque seront évoqués puis ceux de la défense.

 

Tout d’abord, nous nous attaquons au poste de quarterback. Une position qui, au début de la saison 2019, était problématique.

Transfuge des Ravens de Baltimore, Joe Flacco débarque dans le Colorado après avoir été mis sur le banc par une jeune recrue, Lamar Jackson. Il tentera de ne pas répéter l’histoire, donc. Il sera épaulé par Brandon Allen, l’ancien QB des Razorbacks de l’Arkansas, non sélectionné au repêchage, il va rouler sa bosse jusqu’à jouer un mach de présaison avec les Rams contre Denver en août 2019. Sa performance lui permettra d’être clamé par les Broncos juste avant l’inauguration de la saison.

Repêché au deuxième tour, la jeune recrue Drew Lock sort de sa meilleure saison à Missouri. Il a connu une présaison compliquée avec une blessure à la main droite. Il sera indisposé à jouer durant 8 semaines puis activé en décembre.

Le dernier QB n’aura pas foulé les terrains en 2019 et aura été le remplaçant d’Allen durant 3 semaines. L’ancien Bronco de Boise State a passé toute sa saison hormis ce laïus, au sein de l’équipe d’entrainement.

Joe Flacco, à un pas de la retraite ?  

Ici, le parfait exemple du paradoxe de ne se fier qu’aux stats. Flacco sort d’une saison à 65% de complétion, 1822 yards avec un ratio de 6 TD pour 5 INT 26 sacks subis. Une saison tronquée par une blessure au à la nuque sur un sack contre les Colts, le 27 octobre. Il est placé sur la liste des blessés et sa saison sera terminée.

Avant cela, sa saison n’a pas connu de relief. Avec le pire départ de la franchise depuis les années 70, Flacco n’a pas su relever le niveau offensif de l’équipe qui disposait encore de Sanders, Sutton, Lindsay. Ce dernier pourra le remercier pour sa meilleure saison statistique à la passe.

Quel était son jeu ? Son jeu se résumait grandement à des passes pour le tailback, en sortie de backfield. Néanmoins, il faut reconnaitre qu’il a bien contribué au shutout des Titans en octobre. En voici le lien.

La narrative en ce mois de mars est de savoir quand il s’en ira du Colorado. Lock est le starter et il lui faudra un remplaçant. Flacco sera-t-il l’élu ou un autre vétéran ? Réponse dans quelques mois, ou jours.

Brandon Allen, un premier match puis rien

L’ancien QB d’Arkansas n’a pas eu la partie du calendrier la plus facile. Pourtant, il avait montré de belles choses contre les Browns (voici les faits saillants du QB).

Son jeu ? Il a le jeu d’un QB mobile qui a la capacité de lancer et fait confiance à son bras, un peu trop même. Il lançait à tout-va sur une menace profonde sans dosant forcément. Cela a permis à Sutton de montrer au monde toute sa classe mais insuffisant pour un QB. On le verra plus tard et cela sera exacerbé contre les Bills. Après avoir lancé deux touchés contre Cleveland, il a lancé 3 interceptions. Il était incapable de trouver une solution viable quand Sutton était muselé par l’adversaire.

Il sera assurément présent lors des camps, activités organisées en juin mais au-delà ? Si un vétéran extérieur débarque, il sera le premier qui fera ses valises pour lui faire de la place.

Drew Lock, le futur ?

Le prospect sorti de la fac de Missouri – Mizzou – a été appelé sur le podium au choix 42 de la draft par les Broncos. Il sort de la saison 2019 avec le statut de starter, le QB d’une équipe qui a terminé en deuxième position de sa division, derrière les champions. Fort d’un bilan de 3-1, Lock a tût les détracteurs, dont je faisais partie, lors du processus draft. Je relevais une certaine propension à la panique quand il était sous pression et une certaine imprécision. Cela a été gommé durant sa période d’indisponibilité. Avec le meilleur taux de TD de l’équipe (4.49%) de l’équipe avec seulement ¼ des matchs joués, l’avenir semble radieux à Denver. Elway a même évoqué la possibilité de ne pas sélectionner de QB avec le choix du premier tour. Les Broncos n’ont pas eu d’interviews formelles avec un seul prospect QB. Une belle marque de confiance ? Assurément.

Son jeu ? Une distribution bien répartie avec les cibles dont il disposait, Fant a achevé une saison historique à son poste grâce à lui, Hamilton est revenu au premier plan après avoir blacklisté par Flacco et ignoré par Allen.

La question est la suivante : est-il le futur de Denver ? À mon avis, il est encore trop tôt pour se prononcer. Il est talentueux et mérite de le montrer sur une saison entière, ce qui reste un exercice compliqué. Si vous souhaitez voir le film de sa saison, en partant de la draft. C’est ici.

Place aux running backs, une position qui a peu profité du changement à l’instar de Phillip Lindsay, focus.

Phillip Lindsay, une (petite) confirmation

Après avoir franchi le seuil des mille yards en 2018, alors recrue non repêchée, Lindsay avait surpris tout son monde. Le Buffalo de Colorado avait su se frayer un chemin et a endossé un rôle de starter avec plein d’espoirs pour la saison suivante. Cela dit, sa saison bien qu’enthousiasmante en apparence n’a pas bougé les foules. Il sort une saison avec 1011 yards au sol et 7TD et en tout, 1207 scrimmage yards.

Passé clairement RB1, Lindsay a connu la même panne offensive qu’a subie l’attaque. Il a su lancer sa saison au cours de la saison malgré les 3 QB utilisés en 2019.

Quel futur pour le local ? La question est difficile car personnellement, je partage l’avis selon lequel les Broncos devraient se mettre sur le marché d’un échange pour LeVeon Bell, plus en odeur de sainteté avec les Jets et son coach. Et la direction que prendrait le front office serait de repêcher un RB en avril prochain. Les Broncos ont d’ailleurs rencontré AJ Dillon (Boston College) et scrutent avec attention, JK Dobbins (Ohio State). Enfin, depuis hier, nous pouvons affirmer que les Broncos seront dans le marché pour les RB tels que Kenyan Drake (Cardinals) qui est disponible avec un deuxième tour.

Royce Freeman, la déception

Une saison 2019 bizarre car il est le joueur le plus ciblé par les QB (43 réceptions) après Sutton. 256 yards, TD à la réception et 496 yards en 132 portées. À mes yeux, l’ancien d’Oregon a passé une saison difficile car tout d’abord, quand Lindsay était moins bien en début de saison il n’a pas su tenir la dragée haute. Pourtant, Fangio avait rappelé que les deux backs disposeraient du même nombre de snaps. Force est de constater que les deux ont eu 50% des snaps offensifs joués puis une fois Flacco blessé, l’équilibre a vrillé. Lindsay disposait de 65% des snaps contre 35 pour Freeman. Entrant dans sa troisième saison, Freeman pourrait faire les frais de la politique au poste. En effet, si un RB d’envergure est envisagé pour dynamiser le jeu au sol afin d’aider Lock, Freeman en fera forcément les frais. Affaire à suivre.

Devontae Booker, clap de fin

Plusieurs fois inactif, Booker a capté 6 ballons (9 cibles) pour 57 yards et 9 yards au sol en deux tentatives. On est loin des 877 yards en 2016 quand il était rookie. Initial retourneur, il a également été éclipsé par Diontae Spencer. Les Broncos prendront une autre voie pour le RB3. Booker est dans une impasse.

Theo Riddick, un coup dans l’eau

Débarqué dans le Colorado en août, il avait été initialement envisagé comme RB3 mais une blessure l’a tenu loin des terrains. Malheureusement pour lui, il continuera son chemin loin de Denver. Agent libre en mars, il ne sera pas retenu à Denver.

Andy Janovich, la clé du jeu au sol

Le sixième tour de la draft 2016 a signé une extension de contrat au cours de la saison pour 3 ans. Il est lié à Denver jusqu’en 2022 pour 5.7 millions de dollars. Bien que traditionnel FB, Janovich a su se rendre indispensable. Concurrencé par George Aston en début de camp, il a rapidement montré qu’il était au-dessus. Et son importance dans le jeu au sol s’est faite voir. Élément clé de l’attaque de Scangarello, disciple de Shanahan, Jano a montré qu’en tant que leading blocker, il pouvait ouvrir des brèches immenses. Comme on peut le voir sur les chiffres (au moment de sa re-signature) pour quantifier son impact :

  • 12 jeux, 88 yards – 7.33 yards par portée
  • Lindsay 6 portées 69 yards (11.5 ypc)
  • Sans Jano, 17 portées, 96 yards (5.65 ypc)

Les pass catchers, une opportunité en 2020

 Courtland Sutton, welcome to the show

Sutton a conclu la saison avec 1112 yards à la réception, 72 réceptions (15.4 yards par réception) Pro Bowler, Sutton a su profiter d’une situation compliquée. En effet, Thomas avait été envoyé à Houston l’an dernier. Sanders l’a été cette année chez les vice-champions, les 49ers de San Francisco. Bien plus que les stats, c’est le visuel qui rend la performance extraordinaire. Avec 3 QB différents, dépasser les 1K yards c’est fort. 7 réceptions de plus de 30 yards, 5 réceptions avec 2+ adversaires. Ce sont des chiffres de WR1. Les Broncos ont visé juste. Maintenant, la question est de l’aider : voici le plan de la draft. C’est pourquoi les Broncos vont cibler des receveurs rapides à la draft : Henry Ruggs III. Ce nom vous est bassiné depuis la fin 2019.

Noah Fant, l’espoir

Comparé à George Kittle, lui aussi sorti d’Iowa, Fant était le TE le plus pass-friendly de la draft 2019. Il n’a pas déçu sur ce point. 40 réceptions, 562 yards, 3 TD. Si on se réfère à Rob Gronkowski, c’est du : 42 réceptions, 546 yards, 10 TD. Il le dépasse mais si on remet dans le contexte, Gronk était dans une équipe de New England disposant déjà de Deion Branch, Wes Welker et Randy Moss.

L’enthousiasme est présent. 6% de drop rate, 1 seule réception en zone rouge. Voici l’endroit où Fant doit s’améliorer. Il doit être une solution au cas où Sutton soit pris à deux.

Daesean Hamilton, « dans le slot » 

28 réceptions, 297 yards. Ce n’est pas flashy mais cela ne dit pas assez comment la saison d’Hamilton a été. Lui ont été assignées les tâches de slot receiver (63% des snaps des 69.5% participés). Il rentre dans le rôle petit à petit. Il doit encore travailler sur ses drops. (7.7% de drop rate) En comparaison, Sutton qui avait été décrié pour ses drops n’avait que 5% de drop rate. C’est l’axe de progression qu’il doit prendre. Si vous voulez aller plus loin, je vous redirige vers le site de www.playerprofiler.com

Tim Patrick, une lueur mais pour quoi ?

Tim Patrick est l’autre joueur qui a bénéficié de l’élévation au roster depuis la liste des blessés, en outre de Lock. Il finit la saison d’une bien belle manière. 16 réceptions 218 yards, 13.6 yards par catch. Il a permis d’étendre le jeu. Ceci étant dit, quel avenir ? La question reste en suspens. Il a du talent mais à quel point ? Question ouverte.

Diontae Spencer, retourneur

La star de CFL – Canadian Football League – a su se frayer un chemin dans l’équipe. Comme dit Bill Belichick : « Pour entrer dans une équipe, il faut montrer sa valeur dans les unités spéciales. » Montrer sa valeur ? Spencer l’a fait avec brio. Une vraie différence a été remarquée entre l’an dernier et cette année. L’attaque commençait ses drives bien plus haut, d’où la frustration de ne pas voir l’attaque briller ou du moins marquer des points précieux. Je ne sais pas à quel point il peut avoir un rôle en attaque mais je suis sûr que s’il tient ce rythme, il saura devenir une pièce essentielle des unités spéciales et qu’une extension de contrat ne se fera pas attendre.

Les pass blockers, du mieux mais encore

Ici, nous verrons les joueurs de ligne offensive.

Une relative meilleure ligne offensive sur le jeu de course que le pass pro. En effet, la OL des Broncos est légèrement en-deçà de la moyenne de la NFL (4.26 yards contre 4.24 yards) 8ème attaque au sol sur les sets « power » (via www.footballoutsiders.com) Derrière Baltimore et Dallas, Denver se pose comme la 3ème équipe dont les RB ne se font pas plaquer sur la ligne de scrimmage (LOS) ou avant la LOS. (15% des portées). Sur les yards de second niveau (entre 5 et 10 yards depuis la LOS), Denver est dans la moyenne. La stat est calculée selon les RB. Par contre, Denver est 23èmepour les yards dans l’open field (10+ yards).

Concernant le pass pro, les Broncos ont concédé 41 sacks, soit un de plus que la moyenne. Le taux de sack ajusté est de 8.1% des snaps avec une tentative de passe.

L’an prochain, Denver ne devrait pas changer de tackles. En effet, Bolles et James resteront les titulaires pour deux destins diamétralement opposés. Coupable de treize pénalités d’holding dont sept déclinées, Bolles entre dans sa quatrième année. L’ancien premier tour de la draft 2017 va devoir cravacher car il en va de sa carrière. Même si un mec comme DJ Humphries (Arizona Cardinals) a vu son contrat étendu de quelques années malgré de piètres performances, Bolles devra montrer qu’il progresse car il a la chance d’avoir à sa disposition Mike Munchak, coach de position reconnu dans la ligue.

Denver croit-il encore en son joueur ? Il aura 28 ans quand la saison débutera. L’horloge tourne, le natif de Lehi (Utah) aura au moins le luxe de ne pas être bousculé en 2020 car selon les dires du manager général John Elway, si les Broncos sélectionnent un T à la draft il devra être polyvalent et capable de jouer à l’intérieur de la ligne sinon il devra attendre un an avant de pouvoir espérer jouer. Celui qui a commencé tous les matchs depuis 2017, a peu de convictions pour cette année. À lui de prouver que l’option de 5ème année doit être levée.

Ron Leary. Un nom qui frustre toute la Broncos Country. Arrivé à Denver de Dallas, avec une participation active dans la ligne la plus efficace depuis quelques années, Denver espérait un meilleur sort pour Leary. Trois saisons sans relief. Ayant joué au poste de garde gauche pendant ses 5 années à Dallas, il est repositionné à droite. Il commence 11 matchs puis revient à gauche, en 2018. Malheureusement, sa saison est terminée de manière prématurée. Il avait tout à gagner en 2019, il débute à gauche mais il commet trop de fautes et au sol, il est un poids mort au contraire du numéro 72. Avec l’essor de Dalton Risner, il est contraint de passer à droite et quelques matchs puis il se reblesse. Son chemin à Denver touche à sa fin. Elway a annoncé que l’option de l’année 4 de son contrat n’a pas été levée, les Broncos économisent $8M et Leary devient agent libre.

Elijah Wilkinson, le paradoxe. Wilkinson est un paradoxe car il laisse passer le pass rusher. Coupable de 6 pénalités, il est plutôt discipliné sur le lancement du snap (2 FS en 12 starts) mais il ne sait pas correctement bloquer. C’est compliqué pour lui. Positionné à droite en l’absence de JaWuan James, Wilkinson a été très bien sur quelques matchs, il a sombré. Vu la pénurie de tackles en NFL, il constitue néanmoins un bon remplaçant. Il doit encore bosser pour pouvoir prétendre à un poste de titulaire en NFL, ou plus.

JaWuan James peut devenir le prochain Leary s’il ne parvient pas à surmonter son problème d’anxiété. Originellement blessé physiquement, James était revenu sur les terrains mais a été remis sur la liste des blessés pour cause d’anxiété.

Risner est la vraie surprise de cette cuvée 2019. Incroyablement repêché en 41ème position, Risner a été choisi par les Broncos. Considéré trop juste pour être T en NFL, l’ancien de Kansas State a su dès le départ marquer son empreinte. Tout le monde espère qu’il sera envisagé en RT si James se blesse de nouveau.

Connor McGovern, garde, a été replacé en centre avec le départ de Matt Paradis à Carolina. Il a connu quelques difficultés au début de la campagne, avec le snap mais cela a vite été corrigé avec le temps. Agent libre en mars, il devrait avoir le même marché que Paradis l’an dernier. À mon avis, il ne reviendra pas. La classe de centres à la draft me plait bien et un choix de fin de draft pourrait suffire sur le moyen terme.

La défense, un retard à l’allumage qui coûtera cher à certains

Une saison difficile s’est achevée en 2019. Denver a su trouver des bijoux, Bausby, Purcell Attaochu mais cette saison va coûter cher à certains tels que Gotsis, Harris Jr.

D’abord les infortunés. On en compte plusieurs : Bradley Chubb, DeVante Bausby. Le dernier est un rescapé de la ligue, aujourd’hui disparue, AAF. Il avait impressionné en étant celui qui y avait le plus d’interceptions. Malheureusement, il a été touché aux cervicales en cours de saison et a été shut down. Un grand dommage pour lui car il effectuait une belle saison : 1é plaquages, donc 4 assistés et 3 passes défendues. Puis, Bradley Chubb. Il a connu un début de saison compliqué au même titre que Miller et compagnie. L’ancien 5ème choix général a commencé à trouver du rythme puis s’est blessé au genou. Il a tout de même réussi à compiler 21 plaquages dont 5 assistés, un sack, un fumble forcé, 5 plaquages pour perte et 4 QB hits en 5 matchs. L’excitation est grande mais le risque de rechute est tout aussi grand, c’est pourquoi il faudra trouver un bon vétéran car on a vu que Malik Reed et Justin Hollins n’ont pas été suffisants en son absence.

Ils vont passer à la trappe en 2020

Adam Gotsis. Le milieu de draft 2016 a clairement payé la note de la baisse de la production. En 2019, il a compilé 8 plaquages, 6 assistés 1 pour perte et 1 passe défendue. Relégué en doublure puis blessé, il a su revenir en fin de saison mais ça a été insuffisant pour être gardé. Il sera agent libre.

Derek Wolfe ? Celui qui a passé toute sa carrière dans le Colorado va connaitre une situation difficile dans quelques jours. Courtisé par des franchises, Wolfe a connu une année difficile tant sur le plan physique que statistique. Stats : 24 pl. 10 ast., 5 sacks (record carrière) 7 TFL, 2 PD, 4 QB hits. Hormis les sacks, il a baissé dans toutes les catégories. C’est compliqué à jauger car d’un côté, on pourrait penser que Wolfe a repris du poil de la bête mais d’un autre, il pourrait aussi avoir atteint son maximum et qu’il décline bien. À mon avis, il vaut mieux le laisser tester le marché et proposer une offre à 3-5 millions sur 2 ans avec la première année totalement garantie. Il a coché 4 équipes pour la FA. Les Broncos ont effectué leur due diligence lors du Combine.

Chris Harris Jr. L’ancien de Kansas a connu une année en-deçà de ses standards. Stats : 38 pl. 13 ast., 1 FF, 2 TFL 5 PD. Non drafté en 2012, il a vécu une saison compliquée en termes d’émotions. Il a vu 3 QB défiler, vu l’équipe ne pas progresser. À la mi saison, il a demandé un échange mais aucune offre n’a convenu à l’équipe et il est resté. Il était à deux doigts d’être un Texan. La fin était proche l’an dernier et encore plus, cette année. Denver n’a pas proposé d’offre à son égard car la dernière est arrivée en fin de saison (mi-janvier) : les Broncos ont proposé deux ans dont la première totalement garantie à 12.5 millions par an. L’offre a été refusée. AJ Bouye est arrivé à Denver via échange. Tyrann Mathieu et lui se draguent sur Twitter. Ma prédiction est qu’il signe avec les Chiefs de Kansas City car Mahomes est très fort et l’attaque sera énormément sur le terrain. Âgé de plus de 32 ans, le natif de l’Oklahoma va connaitre sa première période de free agency.

Les étoiles du Colorado

Deux joueurs. Deux superstars. Justin Simmons et Kareem Jackson. 93 plaquages dont 65 solo, 2 TFL, 4 interceptions, 15 passes défendues pour Simmons. 71 plaquages dont 48 solo, 4 TFL, 1 FF, 2 interceptions, 10 passes défendues pour Jackson. Ce sont les joueurs qui ont tenu l’équipe durant la période compliquée. Simmons est agent libre mais il a reçu l’étiquette de franchise. Il sera encore un an sous les couleurs des Broncos. Il est le 4ème joueur tagué depuis 2011 après Von Miller en 2016, Demayrius Thomas en 2015, Ryan Clady en 2013 (parti chez les Jets) et Matt Prater en 2012. En substance, Denver dispose dès maintenant d’un an supplémentaire pour négocier avec lui sans qu’il ne puisse discuter avec aucune autre équipe. Nul doute que le succès de cette procédure chez les Broncos fait que nous sommes moins inquiets pour lui. Il sort d’une belle saison 2019. Durant ses deux premières années, il jouait dans le box et son impact était relatif. D’abord sous Kubiak dans le système de Wade Phillips, puis sous le règne de Vance Joseph dans le système de Joe Woods (fraîchement nommé DC des Browns). Il était utilisé de la mauvaise façon. On ne se souvient que de ses faits saillants en unités spéciales (at Saints en 2016) puis il a été replacé en high safety et la différence s’est vue : plus de 2000 snaps consécutifs joués, plus 90 plaquages chaque saison, 3+ interceptions par saison (ce qui en fait le DB avec le plus de picks à Englewood). Si certains vous le disent, nous on vous affirme le contraire : Justin Simmons est le meilleur safety de la ligue. On s’en rendra compte quand il s’en ira.

Jackson a connu une belle saison ; il a vraiment apporté une identité : hit hard. L’ancien Texan sera un socle pour 2020.

Les victimes du salary cap ?

Will Parks est une des belles histoires que les Broncos aient récemment connues. Il est arrivé à Denver en 2016 avec un statut de joueur à polir, tant sur le plan professionnel que le plan personnel. Il s’est beaucoup donné pour l’équipe et a même dû apprendre à jouer nickelback, slot cornerback. Il devait remplacer Callahan sur ces tâches. Il sera sûrement difficile de le retenir mais il a le potentiel de briller et d’exploser. De quoi se faire un nom au sein des meilleurs du poste ? J’en suis convaincu.

Jeff Heuerman a été souvent blessé et son rendu sur le terrain a été limité. Ayant obtenu sa place en tant que TE blocker dans les sets 12 aux côtés de Noah Fant, il a rapidement déchanté dû à sa fragilité physique. Il a été ensuite suppléé par Andrew Beck.

Les « joueurs spéciaux »

Ici, nous allons évoquer les kicker et punter. Tout d’abord, le punter. Colby Wadman est arrivé dans un contexte difficile, les Broncos s’étaient débarrassés de Marquette King qui était sur un one year prove-it deal. Il était une recrue non draftée et dans sa deuxième année. Avec les Broncos depuis 2018, voici les chiffres de Wadman :

2018 65 punts pour 44.7 yards en moyenne, 7 touchbacks, 22 dans les 20 yards adverses soit un taux de 33.8%

2019 78 punts pour 44.4 yards en moyenne, 4 touchbacks, 29 dans les 20 yards soit un taux de 37.2%.

Par exemple, la moyenne NFL est de 46 yards en moyenne. Là où le bât blesse, il est loin derrière deux punters en particulier : Britton Colquitt (MIN) et Riley Dixon (NYG). Le premier était le P des Broncos durant de nombreuses années avant d’être coupé le 30 août 2016 au profit du second, Riley Dixon. Ce dernier a ensuite été envoyé chez les Giants après la signature de King. Il avait tapé pour 45.1 yards en moyenne et 51 touchbacks en deux saisons. On ne se rend compte de ce que l’on a que lorsqu’on ne l’a plus. Cette phrase n’aura jamais été aussi vraie à propos des Broncos qui connaissent des problèmes de punt. Ce sera un endroit que John Elway tentera d’améliorer à la free agency.

Place au kicker. Brandon McManus a été l’un des meilleurs kickers de la franchise mais il n’est pas clutch et je me permets de le dire car j’ai connu Matt Prater, l’actuel kicker des Lions. Après deux saisons au plus bas, 75% et 80% de réussite aux field goals, McManus a redressé la barre en 2019. Ses stats en 2019 :

85.3% de réussite au FG, 14/19 à 40+ yards, 25/26 XP

Les field goals de plus de 40 yards sont ceux qui peuvent faire gagner des matchs serrés, quand l’attaque est poussive et les Broncos ont eu une faible attaque (bottom-5 de la ligue). Il va falloir corriger cet aspect et à mes yeux, il faudra garder un œil sur le kicker des Bulldogs de Georgia, Rodrigo Blankenship. Je ne serais pas étonné s’il venait à être drafté par les Broncos avec l’un de leurs multiples 7èmes tours. Time for Hot Rod ?

 

Broncos
denver.broncosfr@gmail.com


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