Bilan : le verre à 3/4 plein ou à 3/4 vide - Hail Mary
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Bilan : le verre à 3/4 plein ou à 3/4 vide

Analyses Minnesota Vikings NFL

Bilan : le verre à 3/4 plein ou à 3/4 vide

Déjà 3/4 de la saison écoulé, cette saison si particulière dont la temporalité me laisse perplexe. Cette saison sans pre-season mais qui semble durer depuis 2017 mais en même temps qui laisse cette sensation d’avoir commencé le mois dernier.

(Disclaimer : Oui, j’ai débordé dans le temps. Enfin j’ai plutôt oublié de faire le bilan la semaine dernière, mais oui, le 3/4 de la saison est dépassé depuis dimanche dernier donc ce bilan portera sur les 5 dernières rencontres !)

Et oui, il ne reste plus que 3 matchs de saison régulière avant des playoffs qui s’annoncent savoureux encore cette année.
5 semaines après le point d’étape à la mi-saison, où se situent nos Vikings ? Le drakkar coule t-il lentement ou nos guerriers vont-ils réussir à débarquer en terre promise pour mettre le feu à des équipes trop confiantes ?

Reprenons comme d’habitude l’ordre chronologique de la saison.
Lors du dernier bilan, la bande à Zimmer restait sur deux beaux résultats face aux Packers et aux Lions qui venait donner des couleurs à un bilan assez pâlot de 3-5

  • Week 10 : Minnesota Vikings 19-13 Chicago Bears

Déplacement à Soldier Field, en primetime, un lundi soir…
C’etait clairement pas le match que l’on coche en début de saison en disant « allez celui-là, easy ». Il fallait remonter jusqu’en 2017 pour trouver une victoire contre Chicago et (même si ce n’est pas une stat individuelle) Cousins en était à 9 matchs, 9 défaites un lundi soir.

Les fans des Vikings savent mieux que personne que les malédictions sont tenaces et tout le monde serrait les fesses avant ce match de division face à des Bears, certes un poil random offensivement mais toujours solides de l’autre côté du terrain.

Le début de match est à l’image de nos esprits : crispé.
Kyle Rudolph est coupable d’un fumble largement évitable sur notre premier drive et derrière Nick Foles se trompe de couleur et envoie une passe sur Harrison Smith.

1-1 balle au centre.
Enfin, plutôt sur les 20 yards de Chicago et il n’en faut pas tant pour que le capitaine Kirk lance une fléchette à sa cible préférée en redzone : l’inévitable Adam Thielen avec un catch à une main encore une fois dingue, mais qui a l’air tellement facile pour lui qu’il rend ça routinier.

Le reste de la première période tombe dans un faux rythme, les Bears inscrivant un FG et Thielen envoyant une passe dans les bras de Khalil Mack tel Jeanne et Serge dans un match de volley.
La défense étant assez concernée pour une fois, le score reste à 7-6 à la mi-temps.

Dès le début du 3e quart-temps, nos special teams décident de montrer leur inutilité en tapant direct sur Patterson et en défendant comme des plots de chantier.
Résultat TD sur retour de kick-off de 104 yards pour Cordarrelle « Flash » Patterson qui confirme la tendance « ancien Viking faisant un bon match contre les Vikings ».

Les ST des Bears, piqués au vif, décident de répondre dans la foulée avec un beau fumble sur retour de punt, quasiment sur leurs 20 yards, qui se soldera par un FG de Dan Bailey.

Ensuite, on aura l’occasion de voir tout le monde jouer à un bon niveau, ce qui est assez rare pour être souligné.
Cousins trouve Jefferson qui s’amuse entre les espaces, Cook profite de la sortie de Hicks pour nous faire avancer et Thielen termine le boulot, comme d’hab.
La défense, très bonne, arrive à mettre Foles sous pression et le backfield suit la cadence. On s’évitera même le luxe de pas de faire dessus en fin de match avec des drives défensifs bien exécutés.

Résultat final 19-13 pour les casques violets et un double sort conjuré, victoire à Chicago, un lundi soir. Kirk is pumped upppppp

  • Week 11 : Minnesota Vikings 28-31 Dallas Cowboys

Après 3 victoires de suite face à des rivaux de division, une attaque qui trouve enfin son rythme de croisière, une défense qui arrive à enfin bien se tenir sur quasiment la totalité d’un match, on se dit que la mayonnaise aurait prise et que la suite pourrait sembler belle face à des adversaire réputés plus faibles.

Début d’excès de confiance docteur ? Ça en a tout l’air mon ami.

C’est avec cette confiance que l’on retourne dans le Minnesota pour recevoir des Dallas Cowboys à 2 victoires qui font bien pâle figure en retour de bye week malgré le retour d’Andy Dalton.

Les matchs faciles n’existent pas en NFL et on l’a encore vu ce dimanche 22/11.
Pour une équipe qui devait se faire croquer, Dallas joue parfaitement le coup et comme à chaque fois que l’on est favoris, on fait briller les adversaires.

Le match est un affrontement entre deux formations qui se rendent coup pour coup et comme souvent de notre côté, les erreurs font pencher la balance en notre défaveur : fumble sur sack dès le debut, special teams qui ratent des fake punt sur des pénalités, encore un fumble sur un drop, relâchement de la défense… le cocktail est complet.

La mi-temps semble être salvatrice tant le score pouvait être plus sévère. 16-7 pour les ‘Boys à la pause avec juste un TD de Cook à se mettre sous la dent pour nous.

Le retour des vestiaires est bien meilleur : portée par le quatuor Cousins-Thielen-Jefferson-Cook, l’attaque marque coup sur coup et nos Vikings prennent enfin l’avantage du score dans ce match.
Retour dans le match de boxe ensuite puisque Dallas répond avec une énorme course de Pollard qui finit en TD et derrière Cousins distribue encore les bijoux dont un magnifique à Jefferson.

28-24 pour nous, reste 4mn et ballon en main.
« C’est dans la poche » se dirait n’importe quelle équipe dans cette situation. Pas les Vikings. Évidemment, on rend le ballon bêtement, derrière on se dit que la défense va faire le taf, après tout ça allait mieux dernièrement et puis c’est Dallas en face, c’est bon quoi. Et bah non.
Énorme manque de clutch dans le drive défensif qui nous verra encaisser un 4th down dans notre camp (encore!!!) et un TD quasiment donné ou le receveur se retrouve seul dans la zone. Nous voilà à courir après le score à 1mn30 de la fin du match.

Bon là, ça va aller, l’attaque nous sort un gros match, ça devrait être easy.
Et bien non. 4 petits plays et puis s’en vont, le ballon sera rendus aux texans.

Alors, est-ce le manque de préparation ? S’est-on trouvés trop beaux trop vite ? Avons-nous pris Dallas de haut ? Vraisemblablement un mélange des trois mais on lâche encore une victoire face à un adversaire qui était très prenable, rageant.

  • Week 12 : Minnesota Vikings 28-27 Carolina Panthers

Teddy de retour dans le Minnesota !
Choix de 1e tour en 2014 et QB sur lequel notre franchise s’est basée pendant 2 saisons avant sa terrible blessure au genou, Bridgewater revient à l’US Bank Stadium, cette fois avec un maillot différent sur les épaules mais aussi sans public pour l’accueillir comme il se doit, dommage pour ce joueur tant apprécié par les fans.

Mais en ce dimanche de novembre, il est un QB adverse comme les autres.

Cette rencontre a un air de déjà vu, deux équipes avec des forces certaines mais qui laissent leurs adversaire un peu trop libres dans leurs actions offensives.
Résultat un match ou chacun se rend les coups qu’il arrive à porter à l’autre.

Pour nous cela commence plutôt bien avec un TD de Jefferson après un drive encore très chronophage. Les Panthers optent pour la même stratégie : drive sur qui prend bien du temps et en misant sur des mismatchs, les voila qui scorent.
La défense a l’air encore une fois de tirer un peu la tronche bien plombée par une absence de rush. Seul Kendricks sort la tête de l’eau avec une interception incroyable en redezone dont il a le secret.
Après un field goal de Bailey, 7-10 à la mi-temps et il faut dire qu’on s’emmerde un peu.

Ça ne va pas durer, et pas dans le bon sens.

Au retour des vestiaires, notre chère ligne offensive décide de refaire la spéciale de l’année dernière en laissant Cousins seul face aux rushers adverse et ce même Kirk perd le ballon sur le sack : TD defensif pour le rookie Chinn.
Bon, on se dit que ça arrive, c’est une action merdique mais bon, on est habitués à force et puis on a l’occasion de repasser devant au score.

Et bah non !
Juste derrière, Cook se fait arracher le ballon par le même Jeremy Chinn qui court seul dans la zone : deuxième TD défensif coup sur coup.
Un régal dans l’exécution. De 7-10 à 21-10 en deux plays et même pas 1mn de temps de jeu effectif. Je pleure du sang à ce moment là.

Sur le drive suivant, Carolina manœuvre bien et se met en position pour un field goal, que les special teams arrivent à bloquer pour nous redonner un peu de face dans ce match.

L’avantage aussi, c’est que Cousins se vénère. À coup de passes parfaitement dosées pour Bisi, Jefferson et Beebe on parvient à revenir à hauteur dans le 4e quart temps.

La défense fait le taf en fin de match mais Beebe décidé de chier sa réception de punt à 5 yards de la endzone, parce que sinon c’est pas drôle.
On évite le TD miraculeusement, ce qui aurait été plus ou moins fatal, et on récupère la balle à 1m50 de la fin.

La logique ici voudrait que l’on fasse un 3&out minable pour rendre la balle et perdre lamentablement.

Kirk Cousins dit non
Dans la même veine que le reste de sa deuxième mi-temps, il distribue les fléchettes à ses receveurs et nous sort drive de ouf qui se termine par une réception de TD par Beebe, qui arrive à se rattraper de sa bourde juste avant.
Énorme drive, mais peut être un poil trop rapide,  vu qu’il reste 45s à l’horloge.

Dernières suées dans cette rencontre avec la défense, fidèle à sa logique emmenthal qui laisse des trous aux moments les plus importants et permet aux Panthers de s’aligner pour un field goal de la gagne sur le gong.

Et là, miracle, un kicker adverse manque son coup de pied contre nous et nous laisse la victoire !
Gros ouf de soulagement dans tout l’État du Minnesota.

  • Week 13 : Minnesota Vikings 27-24 Jacksonville Jaguars (OT)

Dernier match du trio de rencontres à domicile, sensées être des formalités : les Jaguars avec une seule victoire et en quête du meilleur pick à la Draft.

Comme à chaque fois que l’on doit faire une seule bouchée d’un adversaire, on n’arrive à rien.
Première preuve : sur leur premier drive, les Jaguars se frayent un chemin facilement dans notre camp et une passe qui étaient bien partie pour être interceptée par Harrison Smith finit sa courses dans les mains de Laviska Shenault, touchdown.

L’attaque, apathique, rend le ballon sans rien faire et Mike Glennon, étant le monstre que l’on connait (mdr) découpe notre défense comme un jambon cru dans le Pays Basque.
9-0 pour les Jags et c’est même pas encore le 2e QT.

La lumière ne pourra venir que d’un turnover et c’est un rookie qui s’en charge : Cam Dantzler intercepte Glennon d’une bien belle manière et le drive qui suit débouchera enfin sur des points, Cousins pour Thielen en redzone, automatique comme le prélèvement de Netflix chaque mois.

9-6 à la mi-temps pour Jacksonville, je l’ai mauvaise à ce moment là, on va pas se cacher.

La deuxième période commence de la meilleure façon puisque Cousins envoie un pick 6 bien pourri et nous voila avec 10 points dans la vue.

Fort heureusement, c’est un peu l’heure du réveil pour l’attaque, grâce l’existence d’un crack : le bien nommé Justin Jefferson.
Le rookie nous sort deux énormes réceptions, une qui amène le TD de Ham et une autre pour un TD qui nous permet d’enfin passer devant au score.

Ce match bascule ensuite dans l’absurde, après un pick 6 pour nous et un fumble pour les Jags, les actions clownesques continuent puisque Cook perd le ballon sur la ligne des 1 yards adverses.
Juste après Glennon se fait plaquer dans sa zone, c’est donc un safety. Ça se calme un peu ensuite mais sur le drive des Jaguars, Dantzler se démarque encore en provoque un fumble qu’il recouvre lui-même !

Dan Bailey nous permet de rajouter 3 points à notre avance pour la porter à 8 points avec seulement 3mn30 à jouer, de quoi être rassurant pour une équipe plus ou moins équilibrée.

Évidemment pas pour nous.

La défense, plutôt pas horrible en cette deuxième mi-temps, relâche la pression au pire des moments, une constante.
Résultat, un terrain traversé par une des pires attaques de la ligue, un TD encaissé bien mollement et cerise sur le gâteau de seum, la conversion à 2 points qui permet aux Jaguars d’égaliser dans ce match, à 1mn de la fin.
Encore une masterclass.

Bon, 1mn, 2 timeouts, il faut juste un field goal et on gagne, on se dit que c’est jouable, on l’a fait dimanche dernier, on peut le refaire.
Et bien non.

Le FG est assez éloigné (51 yards) mais quand même dans les cordes pour Bailey, qui décide lui aussi d’être anti clutch et de rater sa tentative.
Same players, shoot again : overtime !

Déjà à ce moment on se dit qu’on a quand même pas réussi à se défaire d’une équipe à une seule victoire alors qu’on est censé viser les playoffs, mais ça peut encore s’empirer puisqu’on peut encore perdre contre ces Jaguars.

On a quand même la chance au tirage d’avoir le ballon en premier pour essayer de conclure ce match de l’angoisse. Bon, ça accouche d’un drive nul ou on rend la balle, évidemment.

Mais soudain surgit face au vent, le vrai héros de tous les temps, Harrison Smith contre tout chacal, l’intercepteur contre tout jaguar !
Interception très solide de notre numéro 22 au milieu du terrain qui nous permet de récupérer la balle dans une position pas trop dégueulasse et enfin donner le dernier coup de marteau à ce clou récalcitrant, Bailey se chargeant du coup de pied final.

Le bilan des 12 matchs se fait ici après cette victoire au forceps contre Jacksonville.

Bon an mal an à ce stade des 3/4 de la saison, on a réussi à équilibrer ce bilan qui semblait partir en vrille.
6-6 c’est presque inouï vu le départ catastrophique et cela nous permet de pouvoir viser les playoffs, et vu qu’en NFC c’est OK Corral, au soir de la victoire contre les Jags on se trouvait au 7e seed, qualificatif cette année pour les playoffs.
Va t-on pouvoir y rester ? C’est une autre paire de manches.

  • Week 14 : Minnesota Vikings 14-26 Tampa Bay Buccaneers

Après les Cowboys, les Panthers et les Jaguars (sans leur faire offense, ils ont été plus que valeureux), c’est une autre confrontation qui est proposée en ce début décembre pour nos Vikings.

Les Bucs new look, menés par l’inusable Tom Brady, pétris de talents partout sur le terrain et solidement accrochés à leur 6e seed de playoff, il est vrai que peu de monde nous voyait repartir de Floride avec la victoire.

Les choses se déroulent pourtant pas trop mal pour nos Vikings tout de blanc vêtus : malgré une DL qui pose des problèmes à notre OL, Cousins et Cook dictent le rythme du match et après un 1e QT vierge, frappent les premiers grâce à une course.

À partir de ce moment là, tout ne sera que descente. Un peu comme quand tu prends le télésiège des Marmottes pour arriver au sommet de la station et qu’une suite de pistes noires t’attendent avec en prime un tibia brisé.

Cette comparaison, c’est Dan Bailey personnifié.
Après un extra point manqué, on se dit « bon c’est pas grave, c’est en extérieur et c’est qu’un point ». Mais ensuite après un très beau drive ou Cook trouve des espaces face à l’une des meilleure défense face à la course, le champion du jour manque un FG de 36 yards (!!!!), là, ça commence à sentir l’oignon moisi.

Derrière, évidemment les Bucs ne ratent pas d’occasion et Brady trouve son receveur facilement sur leur premier drive important et nous voila à courir après le score alors qu’on avait le ballon et le match bien en main.

Pour ne pas briser son momentum de lose, Bailey décide de rater encore un field goal derrière, de 56 yards certes, mais on l’a vu plus précis. Cela aura aussi le désavantage de redonner un départ avantageux aux Bucs, qui en profitent pour dérouler tranquillement leur jeu.
Les arbitres décident de mettre leur sel dans cette bouillie déjà bien épicée et sur une passe dans la endzone, Mike Evans glisse avec Gladney sur son flanc et les zèbres accordent Pass interference à l’attaque alors de notre rookie avait ensuite intercepté le ballon et filait vers le pick 6.
Le mojo a failli nous sourire, mais nous échappe, encore.
Résultat, Tampa capitalise et prend le large.

Cousins s’échine par la suite et arrive à trouver ses receveurs, Jefferson et Smith Jr notamment, et la défense relève un peu la tête, le score s’amenuise petit à petit.
Mais étant donné la solidité du front 7 floridien et la porosité de notre ligne offensive, les sacks s’accumulent et empoisonnent nos drives.
Derrière pour réduire le score, Bailey rate son field goal ENCOREEEEEE (4e échec quand même, très très fort dans la nullité) et nous éloigne d’un potentiel retour en fin de match.

Défaite très très frustrante au final avec des occasion manquées et des détails qui nous pourrissent nos ambitions, avec nos faiblesses exposées par une DL très forte.
Le début de match était en notre faveur et on aurait pu dérouler face à une belle opposition mais les erreurs nous ont coupé de nos ambitions, dommage.

Au final, nous voila revenus avec un bilan négatif de 6-7 avec notre destin pour les playoffs pas forcément dans nos mains si Arizona fait le plein, et où chaque défaite peut être fatale.

Avec 3 matchs restants : Chicago et Detroit à domicile et à New Orleans, ce sera pas non plus donné et il faudra hausser notre niveau de jeu si on veut jouer en janvier.

Il y a quand même de quoi espérer et ça commence face aux Bears !

SKOL VIKINGS !

Vikings France
axel.croain@gmail.com


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