Vic Beasley Jr aux Titans, Boom ou Bust ? - Hail Mary
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NFL Tennessee Titans

Vic Beasley Jr aux Titans, Boom ou Bust ?

 

A ce jour notre plus grosse acquisition lors du marché des agents libres, Vic Beasley, arrive à Nashville en suscitant de l’espoir à un poste défaillant depuis de trop nombreuses saisons.

 

Alors entre potentiel inexploité et irrégularité chronique, répondons à cette question : Qu’est-on en droit d’attendre de lui ? 

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Commençons les présentations :


 

Victor “Vic” Beasley Junior, 27 ans, 6-3 , 246 lb, physiquement comparable à des joueurs comme Bruce Irvin ou Von Miller.

Il est issu de l’université de Clemson où il détient le record du nombre de sacks avec 33 et a ajouté 52 TFL durant ses 4 années, ce qui lui vaudra d’être drafté par les Falcons avec le 8ème choix en 2015.

S’en suivent 5 saisons à Atlanta en dents de scie où il a occupé les postes de DE d’une défense 4-3, OLB d’une 4-3 et OLB d’une 3-4, toujours avec le #44. Si un mot devait résumer sa première expérience en NFL c’est sans nul doute l’irrégularité. Rien qu’en regardant ses statistiques, sacks et QB hits par exemple, de grandes variations sont clairement visibles. Une saison rookie à 4 sacks et 5 hits, puis une explosion en 2016 à 15,5 sacks et 16 hits qui lui vaudront d’être all-pro. Pas de confirmation les années suivantes et même une forte régression alors qu’on s’attendait à ce qu’il soit à 10+ sacks par saison : 5 et 5 en 2017, 5 et 8 en 2018 et enfin 8 sacks et 12 hits l’année dernière, dont une grande majorité sur la deuxième partie de saison.

Alors qu’on a largement envie de s’enthousiasmer de cette signature au regard de sa saison all-pro, des questions surgissent sur son irrégularité. A-t-il été mal utilisé? Lui demandait-on trop de coverage?  Son année 2016 était-elle un trompe l’oeil? Enfin l’explosion?

Toutes ces questions expliquent sûrement le contrat qu’il a accepté : 1 an et 9,5M$ pouvant atteindre 12,5M$ en fonction de ses performances. Un beau montant, mais pas d’engagement dans la durée et une forte incitation pécuniaire à nous prouver ce qu’il vaut. Un contrat comme on en voit chaque année en NFL et l’exemple d’une réussite récente qui vient en tête rapidement est celui de Shaquil Barrett avec les Buccaneers, qui a signé l’année dernière pour 1 an et 5M$ avant d’exploser et d’être le leader des sacks sur la saison avec 19,5.

Pour savoir si une telle réussite peut être espérée avec Beasley je me suis plongé dans ses matchs avec les Falcons. J’ai tenté de mieux comprendre son jeu, d’expliquer sa progression statistique fulgurante puis sa régression tout aussi importante, et de projeter son utilisation future dans notre système défensif.

 

Quel joueur est-il?


 

Commençons par enfoncer une porte ouverte pour ceux qui le connaisse déjà : Vic Beasley Jr gagne ses reps principalement par sa vitesse et ses capacités athlétiques. 

Il est très explosif et possède une bonne capacité à se courber ce qui se traduit sur le terrain par un outside speed rush qui est clairement son go-to move et avec lequel il a du succès. Il accompagne souvent ce move d’un swipe et/ou d’un rip mais son jeu de main reste limité.

Il possède très peu d’autres moves efficaces, si ce n’est un simple inside speed, à savoir un pas vers l’extérieur à la sortie du snap et une plongée vers l’intérieur, ce qui est intéressant sur les OT qui ont tendances à trop anticiper son go-to move. On peut aussi noter une progression au fil des saisons dans sa capacité à transformer sa vitesse en puissance à travers une sorte de Bull-Rush moderne.

Cela en fait un joueur presque “one dimensional” et ce n’est sûrement pas à ce stade de sa carrière qu’il deviendra un technicien du poste : sa vitesse est son principal atout, c’est ce qu’il est, c’est grâce à cela qu’il a connu du succès à Clemson et par intermittence à Atlanta.

En parallèle, sa défense contre la course est dans la moyenne, et pour tout vous dire, je m’attendais à pire. Il est discipliné dans sa façon de bloquer l’extérieur et réussit à se désengager de certains blocs quand la course arrive vers lui. Il n’a pas la force pure pour en faire une qualité mais ce n’est pas un défaut non plus.

Enfin j’aime particulièrement analyser la ténacité d’un joueur surtout à cette position, et c’est sur ce point que j’ai le plus de mal avec Vic. Je le vois trop souvent être baladé par l’OT, quand la vitesse n’a pas suffit à le devancer, sans qu’il ne réagisse en tentant un contre move. On a le sentiment régulier qu’il abandonne le jeu alors que c’est l’inverse dès qu’il a réussit à passer une épaule. Son investissement dans la poursuite n’est pas non plus quelque chose qui ressort des matchs.

Il reste un joueur polyvalent, rushant de la droite ou de la gauche, il utilise les 3 stances et a vu un bon nombre de snaps en 9, 7 ou 5-tech.

Dire que le passage d’une défense 4-3 à 3-4 a été un élément déclencheur de sa saison All-pro est incorrect. Déjà parce que la défense des Falcons de 2016 ne se résume pas à une simple 3-4 mais plus à ce que l’on voit chez nous depuis 2 saisons. Ensuite parce qu’une bonne partie de ses pressions sur le QB vient d’un alignement DE avec ses deux mains au sol, et enfin car les années suivantes ses alignements étaient aussi variés qu’en 2016.

On peut largement imaginer que sa saison rookie bien assimilée, le jeu s’est ralenti pour lui, ce qui lui a permis d’exploser. Seulement, une fois que ses moves ont été bien identifiés et documentés, les linemens offensifs ont pu les anticiper et le contrer plus facilement. Il n’a alors pas su s’adapter et rendre de nouveaux mouvements efficaces.

J’en arrive à la conclusion que Vic Beasley est, à ce stade de sa carrière, un bon joueur. Ni plus ni moins. Il lui reste une marge de progression mais sa capacité à franchir un nouveau palier reste très incertaine. 

Bien-sûr les plus optimistes d’entre-nous anticipent déjà l’impact qu’auront des coachs comme Shane Bowen et Mike Vrabel sur lui, et bien que cela soit possible, tout comme les bénéfices d’un changement d’environnement d’ailleurs, je suis convaincu qu’il faut rester mesuré.

 

Prédiction de production :


 

Alors vous allez me dire “c’est bien beau tout ça mais mouille toi un peu !” 

Ok. Bien que de multiples éléments peuvent encore intervenir voici ma prédiction pour la saison du nouvel arrivant :

6 sacks, 10 QB Hits sur une moyenne de  65% des snaps défensifs

Maintenant à vous de vous prêter au jeu des prédictions et envoyez-les moi, soit en commentaire, soit sur twitter (@TitansFranceTn), on fera le point à la fin de la saison !
Tennessee Titans France
tenntitansfr@gmail.com


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